Vivre en ville nous a beaucoup éloigné de la Nature (ça je ne vous apprend rien !), mais aussi et surtout de notre véritable nature. Beaucoup de personnes que je reçois me disent ne plus savoir ce qui est bon pour eux, quel régime alimentaire adopter… Pour la saisonnalité c’est un peu pareil. Nous ne savons pas toujours choisir les fruits et légumes qui répondront correctement à nos besoins. Nous pouvons manger des tomates ou des fraises fraîches et acides en hiver. Alors que notre corps aurait plutôt besoin de pommes ou de poires bien sucrées ou encore de courges bien nourrissantes. Le but de cet article est de vous apporter quelques éléments de réponses sur le véritable intérêt de manger de saison.

La lumière c’est la vie !

« La nourriture a reçu des radiations du cosmos tout entier : le soleil, les étoiles, les quatre éléments ont laissé sur elle des empreintes invisibles mais réelles » Omraam Mikhaël Aïvanhov

La lumière, l’air, la terre, l’eau sont des éléments indispensables pour l’homme autant que pour ce qu’il cultive. Quoi que… il existerait des variétés anciennes de tomates qui auraient la capacité de pousser sans eau (et ce naturellement) ! Mais passons sur cette prouesse de la Nature. Généralement autant que l’eau et l’air, les plantes ont besoin de terre et de lumière pour pousser. Or, nous avons de plus en plus de culture hors sol, sous serre. Des conditions qui s’apparentent un peu à celles humaines. Nous vivons dans des maisons ou appartements et avons de moins en moins de contact avec les éléments naturels. Nous voyons quel effet cela a sur nous. Peux t-on penser que cela soit différents pour la nourriture que nous cultivons et mangeons ?

Pour preuve, un reportage diffusé sur France 3 en 2015, dans lequel sont présentés des résultats d’analyses demandées par une journaliste, Sophie Le Gall, à un laboratoire. Elle leur a fourni des tomates poussant en plein champ et d’autres cultivées hors-sol afin de voir leur composition nutritive. Les résultats sont stupéfiants : entre les « plein champ » et les « hors-sol », le taux de vitamine C passe de 20 à 12 mg/kg. Les polyphénols (antioxydants) de 333 à 200 mg/kg. Le lycopène (nutriment) de 89 à 39 mg/kg. Je pense que les chiffres parlent d’eux même…

Manger de saison pour éviter de s’acidifier

Déjà que manger de saison ne garanti pas la maturité des fruits et légumes que l’on mange. Mais hors saison, cela est très clair. En plus de ne contenir que très peu de nutriments, ces aliments auront tendance à nous acidifier.

Alors, qu’entend-on exactement par cela ? Notre PH est censé avoisiner les 7,3 – 7,4. Et pour conserver ce PH notre alimentation joue un rôle primordial ! Nous avons les aliments basifiants qui auront tendance à maintenir ce PH comme les amandes, la banane, la châtaigne etc. Et d’autres acidifiants, qui au contraire le diminuent : les fruits acides comme le kiwi, la groseille, les agrumes (chez certaines personnes) etc.

La catégorie d’aliments ne sera pas seule à déterminer l’effet basifiant ou acidifiant. Ce serait trop simple ! Un fruit basifiant comme la banane, s’il est consommé avant maturité n’aura plus le même effet basifiant. Je ne dis pas de la consommer bien noire, mais d’éviter de la consommer encore verte !

Les fraises, les myrtilles, les mûres consommées hors saison, dans un corps froid seront d’autant plus acidifiantes !

Plus de goût, plus de vitamines

« Les légumes « forcés » n’ayant pas le temps nécessaire pour extraire du sol les sels minéraux indispensables à l’organisme. Un oignon blanc de printemps est de moindre valeur comparativement au merveilleux oignon jaune d’été et d’automne. » Raymond Dextreit

J’ai évoqué la culture sous serre plus haut, qui fait chuter le taux de nutriments et anti-oxydants des fruits et des légumes. Mais même cultivés en plein champ, cela ne garanti pas le maximum de vitamines. Cueillir les fruits et légumes avant maturité n’a pas seulement pour effet de les rendre acidifiant, cela nuit aussi à leur qualité nutritionnelle. Il est donc plus intéressant d’acheter ses fruits et légumes chez un petit producteur de proximité ou via une AMAP. La cueillette étant souvent faite la veille ou l’avant veille , vous êtes certain d’avoir des produits qui ont suffisamment mûri !

Votre corps s’adapte à la saison

« En été, pour compenser notre grande perte en eau, occasionnée par la transpiration, nous trouverons surtout des légumes et fruits aqueux : aubergines, concombres, courgettes, oseille […] En hiver, nous devrons rechercher les aliments producteur de chaleur, betteraves rouges, pommes de terre, châtaignes, carottes … » Raymond Dextreit

Après avoir lu cet extrait du livre de Raymond Dextreit « vivre sain », je l’ai trouvé tellement plein de bon sens ! Tout autour de nous s’adapte à la saison, et notre propre organisme aussi ! En hiver nous préférons souvent manger chaud, alors qu’en été nous privilégions les fruits et légumes crus qui nous rafraîchissent.

Enfin, cela devrait être ainsi… Mais si l’on n’écoute pas suffisamment nos besoins. Nous pouvons faire quelques erreurs. Comme manger de la courgette, des poivrons ou de la tomate en hiver. Des aliments qui sont adapté à la saison estivale du fait de leur acidité que l’on transforme mieux avec un corps chaud et de leur eau, idéale pour se désaltérer en période de chaleur. On peut aussi consommer des aliments cuits et froids en été, plutôt que de privilégier les aliments crus : une bonne salade de tomates, avec de la roquette et un peu d’oignon par exemple.

Ah oui, j’y pense, l’haricot vert vapeur en salade, n’est pas considéré comme une crudité, mais une cuidité ! On a tendance à l’oublier, mais tout ce qui est cuit n’entre pas dans la composition d’une crudité, enfin si vous la souhaitez 100% crue bien entendu !

Pensons aussi à la planète

Notre mode de consommation a un impact direct sur notre propre santé, mais aussi sur celle de la planète. Il est toujours bien d’avoir cela en tête. Je ne vous dis pas d’avoir une consommation parfaitement responsable, c’est impossible ! L’idée est plutôt d’acheter des produits le plus souvent brut, de privilégier les producteurs locaux. Certaines Biocoop favorisent les petits producteurs aux alentours afin de leur permettre de vivre de leurs récoltes.

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